Le tournage d'Ici tout commence est secoué par une grave affaire. Samedi 18 juillet, TF1 a indiqué avoir été informée d'une « violente altercation impliquant deux comédiens », survenue la veille. Sans révéler leur identité, la chaîne a précisé que l'acteur mis en cause avait été écarté du tournage « à titre conservatoire ».

Le journaliste Clément Garin a révélé dans la foulée que les deux acteurs concernés étaient Stéphane Blancafort, qui interprète le chef Marc Leroy dans le feuilleton, et Catherine Davydzenka, sa compagne dans la vie. Des informations confirmées par Le Parisien, qui précisait que le comédien était soupçonné d'avoir tenté d'étrangler l'actrice.

Une enquête judiciaire est ouverte

Des accusations que l'acteur conteste. Par l'intermédiaire de ses avocats, Me Céline Bekerman et Me Antoine Cadeao, il affirme que l'incident s'est produit à son domicile et assure avoir agi pour se défendre.

« Pris à partie, insulté et frappé au visage, il n'a fait que se protéger. Les gestes qui lui sont reprochés relèvent de la légitime défense », indique leur communiqué, relayé par Clément Garin.

Dans un communiqué, Cécile Gensac, procureure de la République de Nîmes, a confirmé qu'une altercation avait bien eu lieu entre les deux comédiens, tout en précisant qu'elle était « sans lien avec leur profession ».

« Une enquête de flagrance était ouverte pour les faits de violences sur partenaire et le mis en cause était placé en garde à vue du chef de violences par conjoint ayant entraîné une ITT inférieure à huit jours, après s'être volontairement rendu à la gendarmerie », indique le parquet.

La procureure précise également que :

La plaignante, qui s'était rendue dans un premier temps à l'hôpital, était finalement repartie d'elle-même, puis examinée par le médecin légiste requis par les enquêteurs ; une ITT de cinq jours était fixée.

La garde à vue de Stéphane Blancafort a depuis été levée.

Le parquet de Nîmes précise que « l'enquête se poursuit actuellement (...) afin d'établir les responsabilités personnelles et/ou réciproques du chef de violences sur conjoint ou concubin et dégradations de bien d'autrui ».

Les avocats de Stéphane Blancafort réagissent de nouveau

Les avocats de Stéphane Blancafort ont également publié un nouveau communiqué, dans lequel ils affirment que leur client « n'a jamais étranglé sa compagne ».

Ils évoquent « un différend conjugal » et apportent leur version des faits.

« Sa compagne, Catherine Davydzenka, le soupçonnait, sans fondement, d'entretenir une liaison avec sa partenaire de jeu, avec laquelle il n'avait qu'une relation amicale. Le jour des faits, elle l'a accusé de vouloir la rejoindre, alors que M. Blancafort était rentré à son domicile et avait proposé qu'une amie commune vienne récupérer les effets personnels de sa compagne », écrivent-ils.

Une affaire désormais entre les mains de la justice. À ce stade, les investigations sont toujours en cours et aucune décision judiciaire définitive n'a été rendue.