Alors qu’il est accusé par huit femmes de violences sexuelles qui se seraient déroulées entre 1998 et 2019, Patrick Bruel peut compter sur le soutien d’Anny Duperey. Si le chanteur est visé par deux plaintes pour viol et tentative de viol, la comédienne continue de défendre l’interprète de Casser la voix.
Anny Duperey pointe du doigt les fans hystériques de Patrick Bruel
Si Anny Duperey a reconnu qu’il existait « d’épouvantables prédateurs qui s’en donnaient à cœur joie », elle tient toutefois des propos plus nuancés concernant Patrick Bruel.
"J’ai vu des films de certaines sorties de concert de Bruel où je pense que c’est lui qui aurait pu porter plainte pour agression sexuelle, avec les filles qui se jetaient sur lui comme ça", a-t-elle déclaré.
"Les filles quand elles ont envie de quelque chose, quand elles veulent un mec ou qu’elles sont hystériques comme ça, elles n’ont aucune pudeur ! Mais aucune !", a ajouté celle qui pointe davantage du doigt les fans du chanteur. "Je suis profondément féministe mais il faut savoir aussi comment on est. Elles n’ont aucune pudeur les filles quand elles veulent quelque chose, qu’elles se jettent sur un mec à la sortie d’un concert".
Après le rappel des plaintes et des témoignages à charge contre Patrick Bruel, la célèbre comédienne de 78 ans a confié qu’il n’aimait peut-être pas qu’on se jette sur lui "et qu’il préférait lui se jeter sur les filles". Malgré tout, elle a tenu à souligner le "merveilleux acteur" qu’est Patrick Bruel. Anny Duperey est connue pour séparer l’homme de son œuvre.
Anny Duperey plaint les hommes de cette génération
Au cours de cet entretien, Anny Duperey a également donné son avis sur les hommes d’une manière générale. Lorsqu’on lui a demandé si elle pensait que les hommes étaient trop accablés dans cette société, sa réponse ne s’est pas fait attendre.
"Oui parce que les femmes, nous avons gardé toutes nos prérogatives primales. On a un ventre qui peut faire des enfants, on peut faire la pute si on veut, librement, on a toujours ce truc qui date de l’origine", a-t-elle d’abord confié, avant de prendre son fils en exemple.
"J’ai eu un petit garçon très doux, très charmant mais qui avait un besoin absolu d’une heure et demie de guerre par jour. Toutes les mères ont constaté ça : les garçons ont un besoin primal de dégommer. Or, ces besoins primaires, ils n’ont pas le droit de s’en servir. Il n’y a plus de guerre, on ne peut plus partir sauver la patrie. On ne peut plus casser la gueule à son voisin, on ne peut plus faire du rodéo en bagnole. On ne peut plus faire des tas de choses alors ils sont obligés de dévoyer leurs instincts pour aller vers la réussite, vers le fric, vers la conquête des femmes... Je pense que les hommes dans le rôle fondamental sont à plaindre".
Pas sûr que ses propos fassent l’unanimité.
