En chantant contre l’homophobie sur la scène des Victoires de la Musique en 2020 avec son titre Amour Censure, Hoshi ne s’attendait pas à recevoir autant de haine, cette même haine qu’elle dénonce dans sa chanson.

Hoshi avait terminé sa prestation en embrassant l’une de ses danseuses. Cette séquence a déclenché une vague de cyberharcèlement, d’homophobie et de menaces de mort qui a profondément marqué la chanteuse.

C’est ce lundi 20 juillet que la chanteuse de 29 ans a pu se confier à Popslay sur sa chaîne YouTube. L’artiste, touchée par la maladie de Ménière, en a dit davantage sur cette période compliquée et sur ce qui en a découlé.

« C'est parti en cacahuète » : Hoshi revient sur les six mois difficiles qu’elle a vécus

"J’ai quand même un petit trauma avec ça", a-t-elle avoué avant de revenir sur le tableau musical qu’elle avait décidé de proposer pour les Victoires de la Musique il y a six ans.

"À la fin, j'embrasse la danseuse et je n'avais pas l'impression de faire l'acte militant de l'année, parce que ça allait avec la chanson. Le lendemain, mon téléphone, c'était une catastrophe."

Si elle avait eu les médias de son côté, elle a également dû faire face à des groupes d’internautes qui s’amusaient à l’insulter. Si Hoshi pensait que cela n’allait pas durer, la situation s’est finalement aggravée.

"Franchement, 10 jours après, c'est parti en cacahuète. C’étaient des menaces de mort", a-t-elle confié, rappelant au passage que son adresse avait également été divulguée.

"Il y a eu six mois de harcèlement vénère comme ça, et après, il y a eu encore à chaque fois des retours. Dès que je prenais un drapeau LGBT sur scène, dès que je chantais la chanson ou dès que je faisais une télé… Dès que je me montrais, ça repartait en cacahuète !"

video placeholder

Une personne condamnée sur des milliers

Hoshi a révélé que les procédures avaient été mises en pause avec la pandémie de Covid-19.

"Ça a pris énormément de temps. Il y a eu une seule personne condamnée sur les milliers de menaces reçues. (…) Il y avait beaucoup de mineurs dans le lot. Il n’y a pas de suite, quoi."

Hoshi est malgré tout contente de ne pas avoir baissé les bras et d’avoir poursuivi ses démarches afin de "montrer l’exemple".

"Depuis le procès, j'ai un garde du corps en tournée. J'ai quand même réfléchi ma vie autrement", a-t-elle conclu à ce sujet. Les commentaires nauséabonds qu’elle a pu recevoir ont tristement illustré la raison pour laquelle elle interprète cette chanson prônant la bienveillance.