Animateur phare de TF1 depuis son arrivée au sein du groupe en 2001, Jean-Luc Reichmann est aux commandes de l’émission Les Douze Coups de midi depuis 2010. Mais l’ancien présentateur des Z’amours, sur France 2, ne se contente pas que d’une seule casquette. En effet, depuis 2013, il est la vedette de Léo Mattéï, brigade des mineurs, sur TF1, où il incarne un commandant de police qui a intégré la brigade des mineurs à la suite de la disparition de sa fille.
Après neuf mois d’absence, la série policière vient de faire son retour sur TF1, pour une treizième saison. Les fans ont pu découvrir le premier épisode ce jeudi 12 février, en première partie de soirée. À cette occasion, Jean-Luc Reichmann s’est confié sur le succès international de la série dont il est le créateur mais aussi sur les critiques dont il est régulièrement la cible.
La saison du renouveau
Dans les colonnes de TV Magazine, Jean-Luc Reichmann a prévenu que "tout est nouveau, il n’y a rien que du nouveau", ajoutant avoir voulu insuffler "un vent de jeunesse, un vent de fraîcheur, un vent de fantaisie". Ainsi, exit Lola Dubini et Stomy Bugsy, Jean-Luc Reichmann a donné la réplique à Louvia Bachelier, qui prête ses traits au personnage de Justine Martin. Mais aussi à Vincent Desagnat, qui joue le rôle du commissaire Trimoulin, un personnage haut en couleur qui vient quelque peu bousculer les habitudes du commandant Mattéï.
Cette année, le tournage a eu lieu à Marseille, clin d’œil entre le numéro de la saison et le code postal de la cité phocéenne. "On aura même les audiences le vendredi 13", s’est amusé Jean-Luc Reichmann. Comme à son habitude, la série abordera des thèmes sensibles, liés aux violences subies par les enfants.
Dans l’un des épisodes consacré au milieu du football, un jeune joueur prodige se retrouve victime de harcèlement au sein de son club. L’occasion de revoir le regretté Rolland Courbis à l’écran, qui nous a quittés le 12 janvier 2026, à l’âge de 72 ans. L’ancien entraîneur y interprète le sélectionneur de l’Olympique de Marseille, un rôle qu’il pas dû avoir de mal à préparer.
Encore très touché par la perte de celui qu’il considérait "plus qu’un ami", Jean-Luc Reichmann a déclaré, non sans émotion : "J’ai perdu un membre de ma famille. Je suis plus que bouleversé". Et de se souvenir d’un homme sincère et sans filtre, qui n’a pas hésité à s’improviser acteur :
Il avait vu que dans Léo Mattéï, je me mettais toujours à la hauteur des enfants, que je les considérais comme des personnes à part entière et non comme des victimes. C’est pour ça qu’il a accepté.
Jean-Luc Reichmann cash avec ses détracteurs
Malgré des audiences satisfaisantes, avec plus de trois millions de téléspectateurs en moyenne par épisode et une diffusion internationale dans 51 pays, Jean-Luc Reichmann n’est pas à l’abri des critiques sur les réseaux sociaux. Interrogé à ce sujet, l’homme de 65 ans a répondu sans détour :
Le problème, c’est que ceux qui critiquent sont cachés derrière leurs smartphones. À TF1, si on est mauvais, on n’y est plus. C’est le chiffre qui compte.
Et quand certains lancent simplement : "Ah lui, je ne l’aime pas", l’intéressé ne se montre pas vexé pour un sou. "Eh bien, ne regardez pas", a-t-il lâché, avant de leur conseiller :
Il y a 200 chaînes de télé, on est dans une république où on a encore le choix, profitons-en.
Mais au-delà des audiences et des critiques qui ne semblent pas l’atteindre, celui qui est à la tête d’une heureuse famille recomposée a tenu à insister sur la vocation de la série : créer du dialogue.
J’espère que chaque histoire puisse déboucher sur un échange chez les téléspectateurs.