Jean-Pierre Foucault se bat avec la justice depuis 2017. Un combat qui a pris fin le 28 mai dernier et qui n’a pas donné raison à l’animateur de Miss France sur TF1.

Il contestait depuis des années la somme de 365 394 euros de rappels d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), à laquelle s’appliquaient des pénalités, pour les exercices fiscaux de 2011 à 2015.

Jean-Pierre Foucault avait fait appel de la décision et avait perdu son procès en 2022. Par la suite, ses avocats et lui-même ont décidé de se pourvoir en cassation. Une fois de plus, selon les informations du journal Les Échos, cela s’est soldé par un échec pour le présentateur de 78 ans.

Plus de 450 000 euros de redressement fiscal

Alors que la Cour de cassation a rejeté son ultime pourvoi, Jean-Pierre Foucault se retrouve donc à devoir payer une somme colossale au Fisc. En effet, en plus des 365 394 euros, ce sont 104 535 euros supplémentaires pour les années 2016 et 2017 qui se sont ajoutés à l’addition. Ainsi, Jean-Pierre Foucault devra s’acquitter de 469 929 euros au total.

Mais comment l’animateur s’est-il retrouvé dans cette situation ? Ce dernier avait investi dans deux centrales photovoltaïques en Guadeloupe et dans deux sociétés à Saint-Domingue dans le but de bénéficier de la loi Girardin et du pacte Dutreil, et ainsi obtenir 75 % d’exonération d’ISF. Mais pour obtenir cet avantage, il faut que sa structure exerce une activité commerciale ou industrielle. Les contrôleurs n’ont pas pu l’affirmer après inspection.

La société audiovisuelle de Jean-Pierre Foucault sous l’œil des contrôleurs

Sa société audiovisuelle, Parasol Production, pour laquelle sa femme est collaboratrice depuis quarante ans, a interloqué le Fisc. Selon les contrôleurs, la trésorerie accumulée n’aurait pas été utilisée pour développer l’activité commerciale de l’entreprise.

"Dans la mesure où ces liquidités ne sont pas destinées à couvrir, ne serait-ce qu'à l'avenir, des besoins de trésorerie et qu'elles n'avaient pas vocation (...) à maintenir ou développer l'activité commerciale, la condition de prépondérance (...) n'est pas respectée, faisant tomber le bénéfice de l'exonération d'ISF."

Une décision qui met fin ainsi à une longue bataille judiciaire sur laquelle Jean-Pierre Foucault a réagi dans les colonnes de Paris Match. "Je n’ai plus rien à payer", a-t-il indiqué après avoir précisé avoir demandé le remboursement de cette somme. Une demande qui a dont été rejetée.