Si Léa Salamé présente le journal de 20 heures sur France 2 depuis l’année dernière, tous n’ont pas forcément vu d’un bon œil qu’elle accède à cette place. En effet, compagne du député européen Raphaël Glucksmann, la journaliste a souvent vu certaines personnes douter de sa neutralité sur certains sujets.

Dans ce contexte, alors que la guerre au Moyen-Orient se poursuit, celle qui est née à Beyrouth a pu se confier dans 15 minutes média sur France Télévisions, à la suite des 300 morts déplorés au Liban le 9 avril dernier, ville dans laquelle se trouve son père, Ghassan Salamé, ministre de la Culture du pays depuis janvier 2025.

Léa Salamé, inquiète pour son père : « Il y a eu 300 morts »

«La semaine dernière, il y a eu des bombes sur Beyrouth. L’opération lancée par Israël a été particulièrement violente. Il y a eu 300 morts», a-t-elle déclaré, avant que l’intervieweur ne souligne que ces bombes sont tombées non loin de son père.

«Voilà, j’ai mis une heure à pouvoir le joindre et ça, ça m’appartenait. C’était le matin ou vers midi, quand enfin je comprends qu’il n’est pas blessé. C’est un exercice, une mécanique où je me sors du truc et je redeviens une journaliste française, comme Laurent Delahousse, et je présente le “20 Heures”», a-t-elle poursuivi.

« Je dois rassembler » : Léa Salamé sur le JT de 20 heures de France 2

Celle qui a très souvent vu sa neutralité être remise en question a devancé les questions qui allaient lui être posées sur le sujet.

«Je ne suis pas d’origine quoi que ce soit ou mariée à qui que ce soit, pour aller au bout de votre question que je devine. Je ne suis qu’une journaliste française qui a l’honneur de présenter le “20 Heures” et qui doit être la plus neutre possible. Je dirais que, quand je lance un sujet sur le Liban, je fais encore plus attention à chaque mot choisi», a-t-elle déclaré, avant de poursuivre son propos.

«Je ne veux pas qu’il y ait une once d’éditorialisation sur ce sujet-là parce que c’est le “20 Heures”, ce n’est pas une chronique. Je ne suis pas éditorialiste. Je dois rassembler. C’est ça, le rôle du “20 Heures”. C’est quelque chose que j’ai mis un mois à comprendre. Ce n’est pas du tout une matinale télé, ce n’est pas du tout un talk-show. C’est autre chose, le “20 Heures”, c’est un espace sacré où vous êtes censés rassembler le plus grand nombre, donc il est hors de question que quiconque ressente ce que je dis ou un clignement d’œil… Parce qu’après, vous avez des gens qui projettent, qui me disent : “Je vous ai sentie triste”. Non. Ce n’est pas à moi de le montrer».

Ainsi, Léa Salamé souhaite que le journal de 20 heures sur France 2 reste un espace de transmission d’informations, rien de plus.