Devenue médecin après avoir été élue Miss France 2013, Marine Lorphelin qui a courageusement repris ses études de médecine peut se targuer d’être docteure à 33 ans. La jeune femme a accepté de revenir sur son incroyable parcours dans le podcast Les 1001 vies de… présenté par Xavier de Moulins sur RTL.
«Je suis plus fière de mon diplôme de médecin que de ma couronne Miss France», a-t-elle confié. Si l’on a l’habitude d’entendre des histoires entre miss dans les coulisses du célèbre concours de beauté, c’est cette fois sur les dessous parfois sordides de la médecine que Marine Lorphelin a bien voulu se confier.
Marine Lorphelin sur les coulisses de la médecine : «Ça peut être grave»
Alors que l’animateur de l’émission a souhaité savoir si Marine Lorphelin avait déjà été confrontée à des gestes déplacés dans le milieu hospitalier, l’ancienne reine de beauté a répondu : «Je n’ai jamais été agressée, il n’y a jamais eu de choses qui auraient mérité une plainte ou une qualification pénale».
Cependant, elle ne s’est pas arrêtée là dans ses confidences. Si elle a eu la chance de ne pas avoir été victime de tels délits, elle a néanmoins assisté à des comportements préjudiciables.
«Néanmoins, j’ai été témoin de comportements complètement inappropriés, notamment dans certains milieux où il y avait beaucoup d’hommes. À l’hôpital, c’était compliqué pour les femmes. Pour moi, étant jeune étudiante, j’y passais finalement très peu de temps : c’était ponctuel, mais c’était compliqué pour les femmes qui faisaient partie de ces équipes».
Marine Lorphelin s’est notamment souvenue d’un événement en particulier qui n’a pas manqué de la marquer. «J’ai été témoin de l’époque où on faisait des touchers vaginaux pendant une anesthésie générale. J’ai déjà vu ces gestes-là donc, oui, ça peut être grave», a-t-elle partagé.
Elle estime cependant que «les choses ont évolué». «Je pense qu’il y a une grosse prise de conscience générale et, heureusement, celle-ci est arrivée à l’hôpital. Et puis aussi par la féminisation du métier. Aujourd’hui, il y a de plus en plus de femmes à responsabilité à l’hôpital, dans des postes de chef de service, de direction, et heureusement. Il faut que ça continue».
Les détails du toucher vaginal imposé à une patiente endormie
Ce n’est pas la première fois que Marine Lorphelin s’exprime à ce sujet. Il y a deux ans, elle était revenue sur cet épisode marquant dans le documentaire Des blouses pas si blanches de Marie Portolano et Grégoire Huet.
«À un moment, on s’est retrouvés au bloc opératoire avec plusieurs étudiants. On nous a proposé de faire un toucher vaginal sur une patiente qui était endormie pour nous apprendre ce geste. Et, sur le moment, je n’ai pas pu réagir, je n’ai pas pu défendre cette patiente (...) qui n’avait pas du tout donné son consentement parce que, vraiment, cet acte nous a été proposé comme ça, en fait, d’un seul coup. Vraiment, le médecin s’est dit : tiens, puisqu’elle est endormie, on pourrait peut-être voir ensemble le toucher vaginal. C’était spontané. (...) Et tu te dis, on est clairement devant une agression sexuelle gratuite proposée à des étudiants».