La chanteuse Olivia Ruiz était l'invitée du Journal inattendu sur RTL samedi dernier. Elle a notamment été interrogée sur l'actualité, en particulier celle concernant Patrick Bruel, qui survient après les affaires Weinstein et Depardieu. La mère d'un garçon né en 2015 a d'abord évoqué la parole qui se libère.
Olivia Ruiz émue face à la situation en France : « J’ai perdu confiance en mon pays »
«C’est digne d’admiration. Je suis émue par le courage de mes consœurs. Chaque jour qui passe nous prouve à quel point ni les femmes ni les enfants ne sont protégés dans notre pays. J’ai peur pour mon fils, j’ai peur pour les enfants de mon amie, j’ai peur pour les vôtres. J’ai peur et j’ai perdu confiance en mon pays», a-t-elle déclaré, les larmes aux yeux.
Impossible également de ne pas penser à l'affaire Lyhanna. Celle-ci a révolté la France, entraînant des manifestations devant le palais de justice de Paris. Le but ? Que les choses changent et que le gouvernement prenne enfin les décisions nécessaires face au laxisme qui lui est reproché sur de tels sujets.
«Nos engagements semblent tellement minuscules par rapport aux besoins qui sont les nôtres et on ne se sent pas écouté. Il y a une espèce de cri et on a l’impression d’avoir une assemblée de sourds face à nous.»
Olivia Ruiz souligne que cela est «dramatique» de vivre une telle situation dans un pays comme la France, qui a la possibilité d'agir.
Olivia Ruiz compare la France à l’Espagne
Durant cet entretien, Olivia Ruiz a comparé la réaction de la France à celle de l'Espagne face à ces mêmes problèmes.
«Il suffit de regarder juste après la frontière. C’est possible de considérer les besoins sociaux d’un pays et de les faire passer avant des besoins parfois économiques ou autres. Pourquoi ce n’est pas possible chez nous ?», a-t-elle déclaré. Elle a ajouté : «Pourquoi des mamans sont-elles obligées de se rassembler tous les lundis comme si elles n’avaient pas autre chose à faire, avec des emplois du temps déjà surchargés, pour obtenir une réponse à une nécessité absolue ? Chaque jour, des enfants et des femmes meurent. Ça me dépasse.»
Olivia Ruiz apporte donc son soutien à toutes celles et ceux qui luttent et manifestent face aux schémas répétitifs dans les affaires d'agressions sexuelles, qui ne sont pas toujours correctement traitées.