C’est en 2021 que l’affaire PPDA a éclaté. Une première femme a déposé plainte contre Patrick Poivre d’Arvor et, depuis, une quarantaine de femmes ont partagé leur témoignage à charge contre l’ancien présentateur du 20h de TF1. Les récits évoquent du harcèlement sexuel et même le viol. C’est d’ailleurs pour cette dernière accusation, des plus graves, que PPDA a été mis en examen en décembre 2023.
Une affaire fortement médiatisée et deux vies très différentes
Stéphanie Khayat, journaliste pour France Télévisions, fait partie des femmes qui ont pris la parole contre Patrick Poivre d’Arvor. Mais, à en croire ses dires, cela n’est pas une mince affaire. S’opposer à un tel homme peut se révéler très difficile, surtout lorsque la justice fait son possible pour démêler le vrai du faux.
C’est ce lundi 16 mars 2026 qu’elle a posté une photo de PPDA en pleine séance de pêche. «Sur cette photo datant de quelques mois, il semble aller bien et profiter de la vie. A-t-il la moindre idée de ce que j’affronte, de mon côté ?», a-t-elle déclaré, soulignant ainsi leurs quotidiens très différents depuis les accusations.
Stéphanie Khayat dénonce les procédés judiciaires subis durant l’affaire Patrick Poivre d’Arvor
Dans la suite de son récit, Stéphanie Khayat a tenu à parler de la justice et des difficultés qu’elle rencontre avec celle-ci. Elle n’a pas manqué de tacler les méthodes utilisées et la manière dont elle est traitée durant toute cette procédure complexe, qui ne l’épargne pas une seconde.
«J’endure une procédure judiciaire terriblement éprouvante. Il y a les questions accablantes, celles qui ne devraient même pas être posées, la suspicion permanente et l’inversion de culpabilité, les interrogatoires cachés derrière ce qui s’appelle une audition, la brutalité de l’expertise psy pliée d’avance, les faits détaillés à raconter encore et encore et encore, les droits les plus élémentaires bafoués».
Désabusée, elle a alors ajouté : «Comment supporter sans s’effondrer ? Comment faire face à cette justice qui maltraite et m’oblige à une autre forme de soumission ?»
Patrick Poivre d’Arvor a toujours contesté les allégations à son encontre et demeure présumé innocent des faits qui lui sont reprochés.