Pas un jour ne se passe désormais sans qu’une personnalité ne soit amenée à prendre la parole sur l’affaire Patrick Bruel, qui défraie la chronique. Pour rappel, le chanteur de 67 ans fait l’objet de plusieurs accusations d’agressions sexuelles et de viols, des faits qu’il dément.
Sur le plateau du 8 h 30 de Franceinfo ce jeudi 21 mai, Éric Zemmour, président du parti politique Reconquête, a donné son avis à ce sujet, rappelant l’importance de la présomption d’innocence.
«On ne jette pas un homme comme ça» : Éric Zemmour au sujet de Patrick Bruel
Éric Zemmour a réagi aux propos du maire de Paris, Emmanuel Grégoire, qui avait suggéré à Patrick Bruel de «mettre entre parenthèses sa carrière» le temps que la justice fasse son travail.
«J’aurais réagi exactement à l’inverse de Monsieur Grégoire. La justice est quelque chose de très civilisé. Ça suppose une procédure, un procès équitable avec des défenseurs et des accusateurs, avec un juge qui, normalement, est impartial, ça demande du temps. On ne jette pas un homme comme ça avec des accusations dont on ne sait pas si elles sont exactes ou pas. Je ne suis pas juge, je ne suis pas magistrat, donc il a le droit à un procès, comme tout citoyen».
Patrick Bruel : une affaire qui fait réagir la sphère politique
Le journaliste Paul Larrouturou est ensuite intervenu en posant la question suivante au compagnon de Sarah Knafo : «Où est-ce que vous placez la ligne entre la présomption d’innocence et la responsabilité publique ? Parce que vous dénoncez souvent la gauche morale, la cancel culture, mais quand des personnalités sont visées par des accusations graves, est-ce que vous comprenez aussi qu’une partie du public français ne veuille plus aujourd’hui applaudir comme avant ?».
«Ils peuvent ne pas aller le voir. Ils ne sont pas obligés d’aller le voir en spectacle. Vous savez, je connais des acteurs qui ont été accusés et dont la procédure a duré des années, qui ne peuvent plus jouer. Je trouve ça scandaleux», a répondu Éric Zemmour, qui défend le droit de chacun à pouvoir poursuivre sa vie et à être présumé innocent avant que la justice ne fasse son travail.
«Tant que quelqu’un n’est pas condamné, je pense qu’il n’est pas coupable. C’est la justice».
De son côté, la ministre Aurore Bergé s’est également exprimée sur le sujet sur RTL.
«On met en accusation la parole des victimes (...) et, dans le même temps, on piétine la présomption d’innocence, et c’est ça la difficulté. C’est une erreur de nous obliger à choisir un camp, parce que cela empêchera d’autres victimes de s’exprimer, empêchera que la justice puisse se rendre sereinement et empêchera que la vérité puisse s’installer. Et la seule vérité, c’est la vérité judiciaire».
L’affaire Patrick Bruel ne fait que commencer et devrait continuer de faire beaucoup de bruit dans les jours à venir.