Magistrate de profession, Rachida Dati entre en politique en 2002, lorsqu’elle est nommée conseillère ministérielle de Nicolas Sarkozy. De 2007 à 2009, elle intègre le gouvernement Fillon en tant que ministre de la Justice, après l’élection du mari de Carla Bruni. Députée européenne de 2009 à 2019, elle a en parallèle été élue maire du VIIème arrondissement de Paris en 2008, un poste qu’elle occupe toujours aujourd’hui.

Alors que Rachida Dati a longtemps été membre des Républicains, Éric Ciotti a annoncé son exclusion en janvier 2024, après qu’elle a accepté le poste de ministre de la Culture au sein du gouvernement Attal. Le président du parti a expliqué qu’elle n’était plus à jour dans ses cotisations et qu’il était logique qu’elle ne soit plus membre d’un parti d’opposition tout en étant dans le gouvernement.

Rachida Dati en toute transparence

En avril 2025, la femme politique a repris sa carte d’adhérente des Républicains, avant les élections municipales de 2026. Car Rachida Dati a d’autres ambitions. En effet, en février dernier, la maman de Zohra a démissionné de son poste de ministre de la Culture et a réaffirmé au passage qu’elle était candidate pour remplacer Anne Hidalgo à la mairie de Paris. Aussi, à deux semaines du premier tour, qui aura lieu le 15 mars 2026, elle enchaîne les interviews et les opérations médiatiques.

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Rachida Dati @ DR

Récemment, Rachida Dati a participé au podcast Conversations avant la fin du monde, de Julia Layani, diffusé sur YouTube. Une interview d’une heure, au cours de laquelle elle s'est confiée sur divers sujets, dont certains très personnels. À la toute fin de l'entretien, elle n’a d’ailleurs pas caché son émotion lorsque la YouTubeuse lui a demandé ce qu'elle aurait à dire à la Rachida Dati de 14 ou 15 ans. Une question qui a replongé l'intéressée dans son passé et lui a mis les larmes aux yeux.

Des souvenirs douloureux ?

"Et à un moment donné, il y a un peu de lumière au bout du quotidien que tu as…", a commencé Rachida Dati, qui a fêté ses 60 ans en novembre dernier. Et d'ajouter qu’"en fait, {elle} ne {s’est} jamais retournée ni sur {son} enfance ni sur {son} adolescence".

J'ai quelques images mais c'est vrai que l'enfance et l'adolescence, ce n'est pas synonyme de vie mais plutôt de survie. Ce n'est pas synonyme de liberté mais plutôt d'obscurité. Et c'est synonyme de beaucoup de chagrin et beaucoup de douleur. C'est pour ça que je n'ai pas un rapport à la vieillesse ou à l'âge. J'ai un rapport à la vie. Je ne cherche pas à être plus jeune, je cherche uniquement à être en vie. Cette question, on ne me l'a jamais posée.

Il est plutôt rare que Rachida Dati s'épanche sur sa vie privée. Cependant, en 2011, elle avait bien voulu revenir sur son enfance difficile, au cours d’une interview pour L'Invité. La politicienne avait révélée avoir été marquée, entre autres, par la toxicomanie de l’un de ses petits frères, Jamal. "Dans toutes les familles françaises, il y a des difficultés (…) Simplement, je ne souhaite à personne de connaître un enfant toxicomane. Parce que c’est une spirale. Nous, on n’a pas été préparés, on ne savait pas ce que c’était. Ça a été un enfer pour la famille, en particulier pour maman."

En 2012, Jamal Dati a été condamné à deux ans de prison ferme par la cour d’appel de Metz pour violences envers son ex-compagne. En première instance, devant le tribunal correctionnel de Briey (Meurthe-et-Moselle), il avait écopé de dix-huit mois d'emprisonnement, alors que l’avocat général avait réclamé trois ans d’emprisonnement.