Gagnant de la Star Academy 11 en 2024, Pierre Garnier connaît depuis une brillante carrière couronnée de succès. Celui qui a signé chez la maison de disque Duchess poursuit son chemin dans le domaine de la musique, qui semble lui réussir.
Cependant, l’interprète de Ceux qu’on était voit aujourd’hui le label dans lequel il est signé faire l’objet d’une enquête de StreetPress. Plus précisément, Léo Chatelier, le fondateur et directeur de celui-ci, y est fortement critiqué.
Des témoignages à charge contre Léo Chatelier
Une vingtaine d’anciens salariés ont pris la parole pour dénoncer la misogynie, les humiliations, les retards de paiement ainsi que le non-respect du code du travail dont ils auraient été victimes.
Selon Xavier, ancien employé, l’ambiance au travail aurait été tendue lorsque Léo Chatelier se trouvait dans les locaux.
"Je n’ai jamais bossé sereinement avec Léo. Tu as envie de lui faire plaisir pour te faire apprécier, mais tu as constamment peur de faire quelque chose qui pourrait le mettre en colère", a-t-il confié. Un producteur a même affirmé que Léo Chatelier était "un manipulateur" qui aimait "humilier pour garder un certain pouvoir sur toi".
Remarques sur l’hygiène corporelle de certains employés ou encore "une quinzaine de messages envoyés en quatre minutes", suivie de questionnements comme : "Possible d’avoir une réponse où je vais me faire foutre ?", Léo Chatelier semble avoir été très direct envers ses employés. Il a lui-même confié à nos confrères avoir "fait des erreurs dans la gestion des équipes".
Des épisodes qui ne reflèteraient plus la réalité actuelle du label
Cela ne s’arrête pas là. Il aurait déjà dit à une employée qu’il ne fallait "pas trop compter ses heures" dans le monde de la musique. Ainsi, Mathieu, qui était encore en études lorsqu’il a été amené à travailler pour StreetPress, aurait reçu "des messages après 22 heures tout le temps".
"On te fait culpabiliser si t’es pas disponible, même pendant tes périodes de cours", a déclaré celui qui se serait endormi au volant en raison des horaires à rallonge au travail et aurait déjà été envoyé sur des tournages loin de chez lui sans qu’aucune chambre d’hôtel ne lui soit prévue.
"Il voulait faire bosser un collègue pendant son arrêt, je lui ai dit que je pouvais lui offrir un code du travail s’il voulait. Il a pété un câble et m’a dit : “Écoute, tu penses ce que tu veux mais pas de syndicalisme chez moi”", a ajouté le jeune homme.
Léo Chatelier a confié que les moments évoqués par ses anciens employés ne reflètent plus du tout la réalité actuelle de Duchess, notamment depuis 2023 et la mise en place d’une "politique RH". Quant aux propos sexistes qui ont pu lui être reprochés dans des conversations WhatsApp de l’entreprise, il a expliqué : "Faire des blagues graveleuses n’était pas notre quotidien, mais elles ont pu exister épisodiquement entre nous. C’étaient des propos de vestiaire, dans un climat où la vie, les amis et l’entreprise se mélangeaient".
Xavier se souvient, de son côté, d’un épisode marquant : "« À la sortie d’un entretien avec une étudiante de 19 ans, Léo me sort : “Elle, je ne peux pas la recruter, sinon je vais la baiser »".
L’enquête complète est à découvrir sur le site de StreetPress.