Ancienne star de la NBA, Tony Parker a commencé sa carrière très jeune. Il débute au Paris Basket Racing en 1999, à l’âge de 17 ans. L’année suivante, il se fait connaître aux États-Unis lors du Nike Hoop Summit à Indianapolis, un évènement annuel durant lequel les meilleurs jeunes basketteurs américains affrontent les meilleurs espoirs du reste du monde. En 2001, il rejoint les Spurs de San Antonio, dont il portera les couleurs pendant dix-sept saisons et avec qui il a remporté quatre titres de champions de NBA.

Depuis l’annonce de sa retraite sportive en 2019, le joueur français le plus titré de l’histoire du basket s’est reconverti dans les affaires. En 2024, il avait même intégré la quatrième saison de Qui veut être mon associé, sur M6. L’émission met en relation des investisseurs prêts à s’associer à de jeunes entrepreneurs pour financer leur projet. Mais son passage a suscité une petite polémique lorsqu’il a été révélé qu’il n’aurait pas tenu sa promesse envers une candidate. De quoi le pousser à prendre la parole pour livrer sa version des faits.

Tony Parker, loin des strass et des paillettes

Le 12 mars dernier, Tony Parker était l’invité du podcast Fracture. L’occasion pour l’homme de 43 ans de replonger dans ses années passées au pays de l'oncle Sam. Une époque où il devait trouver sa place dans l’univers des stars, secoué par les affaires Harvey Weinstein, P. Diddy ou bien Jeffrey Epstein.

Aussi, lorsque Nathan Pissaro a évoqué le sujet, Tony Parker a affirmé d’emblée : "Tu me verras jamais dans les trucs comme ça". Une prudence qui remonte à ses débuts en NBA, où il s’est retrouvé dans un monde qu’il ne connaissait pas et confronté à une soudaine notoriété :

Je me renseigne… surtout quand j’étais jeune. Quand je suis arrivé aux États-Unis, je ne savais pas trop, donc tu fais toujours attention.

Il a ainsi très vite compris qu’il valait mieux privilégier sa carrière, plutôt que d’écumer les soirées mondaines. "Tu as une image, tu joues aux Spurs, on gagne des titres. Moi j’ai toujours fait attention où je vais dans les soirées", a-t-il assuré. Tony Parker a d’ailleurs révélé avoir été convié à plusieurs reprises aux fêtes organisées par P. Diddy. Mais l’ancien champion a toujours préféré décliner.

J’avais été invité aux soirées de P. Diddy, mais ça ne m’a jamais attiré.

D’autant plus que les rumeurs qui circulaient déjà à l’époque l’avaient quelque peu refroidi. "Je n’ai pas envie de prendre le risque", a-t-il poursuivi.

Sans s’étaler sur les polémiques actuelles, Tony Parker a néanmoins avoué être choqué par tous ces scandales qui éclatent au grand jour.

C’est horrible quand même ce qu’il se passe en ce moment quand tu vois les listes et ce qu’il se dit, et ce qu’il se passait là-bas.

Un mode de vie strict

Lancé dans ses déclarations, Tony Parker a ensuite expliqué s’être imposé une discipline de vie très tôt, à laquelle il ne déroge jamais. L’entrepreneur Éric Larchevêque, également présent dans le podcast de Nathan Pissaro, a d’ailleurs souligné "la force morale" d’un jeune sportif dans la vingtaine, qui refuse de participer aux fêtes du showbiz.

Jusqu’à aujourd’hui, l’ancien basketteur a toujours été strict avec lui-même. "Je n’ai jamais fumé de ma vie. Je n’ai même jamais essayé une cigarette", a-t-il confirmé.

Et de faire comprendre qu’il se faisait une petite idée de l’envers du décor :

Je ne fais pas de chicha, je ne fais pas de drogue, donc je n’ai jamais rien fait. Je suis trop sain pour les soirées comme ça. Tu sais que dans ces soirées il va y avoir de la drogue et des trucs bizarres.

Car pour celui qui est surnommé TP, "il faut savoir ce qu’on veut dans la vie" :

Moi, c’était de devenir le meilleur joueur de basket possible, de marquer l’histoire de mon sport.

Avec le recul, il est toujours autant convaincu d’avoir fait les bons choix, se désolant, au passage, d’avoir vu "tellement de jeunes talentueux" passer à côté de leur carrière à cause du monde de la nuit. "Bien sûr, c’est sexy de faire la fête avec Jay-Z, Beyoncé… Ça donne envie", a-t-il admis. Mais la rançon de la gloire peut parfois coûter très cher :

À un moment donné, quand tu fais des mauvaises choses, tu paies l’addition à la fin.