L’image l’a profondément révolté. Ce lundi 2 novembre, sur le plateau de Tout beau tout n9uf, Benjamin Castaldi a pris la parole après la diffusion d’une vidéo montrant un policier en feu en marge des manifestations survenues pendant le week-end. Le chroniqueur s’est notamment interrogé sur le silence de nombreuses personnalités, dont des artistes et des sportifs.
« Moi, ça m’a révolté. J’étais devant ma télé quand j’ai vu cette image du policier qui prend feu », a-t-il déclaré. Pour Benjamin Castaldi, les personnalités qui s’expriment régulièrement sur d’autres événements devraient également réagir à cette scène.
« Penser juste à ce mec qui fait son métier »
Le chroniqueur a rappelé qu’il avait appris, dans sa famille, qu’il était possible de dénoncer un acte que l’on juge inacceptable sans renier ses convictions. Il regrette que, selon lui, cette logique ne s’applique pas toujours lorsqu’un policier est victime de violences.
« Il n’y a pas un seul artiste, je mets tout le monde dedans, les sportifs, les artistes, etc., pour juste dire : “Ce qui s’est passé est odieux” et penser juste à ce mec qui fait son métier », a-t-il lancé.
Benjamin Castaldi a également insisté sur la gravité de l’objet utilisé contre le policier, qu’il décrit comme une arme incendiaire. Il a dénoncé les violences et les insultes auxquelles, selon ses propos, le fonctionnaire aurait été confronté avant cet épisode.
« On ne peut pas ne pas réagir quand il se passe une chose pareille », a-t-il affirmé, avant de dénoncer ce qu’il considère comme une indignation à géométrie variable. « Pourquoi on s’indigne de façon variable et géométrique ? C’est pas possible. Moi, je trouve ça scandaleux. »
Cyril Hanouna évoque la peur de perdre son public
Cyril Hanouna a ensuite avancé une explication au silence qu’il déplore lui aussi. Selon l’animateur, certaines personnalités hésiteraient à publier un message de soutien à un policier par crainte de perdre une partie de leur public.
« Quand ils vont mettre un message pour un policier, ils ont peur tout simplement de perdre leur public », a-t-il estimé.
Benjamin Castaldi n’a toutefois pas adhéré à cette explication. « Mais on ne peut pas penser comme ça, Cyril ! », lui a-t-il répondu.