Des propos qu’il regrette. Le 14 janvier, la plus haute juridiction française a mis un terme à l'affaire judiciaire impliquant Jean-Marc Morandini en validant définitivement sa condamnation pour corruption de mineurs.

Son recours a été écarté, la Cour estimant qu’aucun argument sérieux ne pouvait justifier un nouvel examen. La peine prononcée en appel (deux ans de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende, interdiction de toute activité avec des mineurs et inscription au fichier des délinquants sexuels) reste donc applicable.

Malgré cette condamnation, CNews a décidé de maintenir l’animateur à l’antenne. Une décision qui fait couler beaucoup d’encre, même au sein de la chaîne.

"Je suis plutôt pour le pardon des offenses"

Nelson Monfort, lui, a préféré ne pas blâmer l’animateur. Interrogé il y a quelques jours par Mediapart, l’ancien journaliste sportif de France Télévisions avait ainsi pris la défense de Jean-Marc Morandini. “Lorsque j’ai participé à ses émissions, ça se passait plutôt bien. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’il faut séparer l’homme de l’œuvre. On dit ça parfois des chanteurs”, avait-il confié.

Et de préciser : “Ce qu’il a fait, je ne vais évidemment pas vous dire que c’est bien. Mais je pense qu’il faut séparer l’homme de l’œuvre. Dernière chose, c’est peut-être ma culture, ma religion, ma philosophie, mais je suis plutôt pour le pardon des offenses.”

Nelson Monfort fait machine arrière

Un pardon qui est loin de faire l’unanimité... et sur lequel le complice de Philippe Candeloro est revenu. Lors d'une interview pour Censuré, émission diffusée sur YouTube, Nelson Monfort a finalement fait machine arrière. Ainsi, l’ancien commentateur sportif assure que ses propos “n’ont pas été bien interprétés”. “Je n’aime pas crier avec les loups. Je ne l’ai jamais fait et ce n’est pas à mon âge que je vais commencer", a-t-il expliqué.

Et de préciser : “Mes propos ont quand même largement dépassé ma pensée. J’ai un rejet total de ce genre de comportement. Je l’ai toujours eu et je l’aurai jusqu’à la fin de mes jours.”

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