Un coup de gueule qui n’est pas passé inaperçu. Comme chaque soir de la semaine, Cyril Hanouna et ses chroniqueurs étaient de retour sur W9 pour un nouveau numéro de Tout beau tout n9uf. Ensemble, ils sont revenus sur l’actualité du jour. Entre deux débats, Benjamin Castaldi n’a pas hésité à pousser un coup de gueule.
Le coup de gueule de Benjamin Castaldi
De retour au sein de la bande de Cyril Hanouna, l’ancien animateur n’hésite pas à dire tout haut ce qu’il pense, même si cela lui vaut des critiques. En effet, le père de Simon Castaldi estime que, de nos jours, « on ne peut plus dire ce qu’on pense ».
« Comme la bien-pensance, elle est dans le sens des gens, c’est-à-dire qu’il faut penser… voilà, faut aller dans le bon sens. Si on dit qu’on aime la police, on est fasciste… Ça, c’est le vrai problème, et moi, ça m’énerve », s’est-il exclamé.
Ce constat lui a fait penser à ses grands-parents, Simone Signoret et Yves Montand, tous deux connus pour leurs engagements à gauche. Benjamin Castaldi a ainsi expliqué : « Je me disais, c’est affreux parce que si je me mets à dire ce que je pense aujourd’hui réellement sur ce qu’il se passe dans notre pays, ils vont se retourner dans leur tombe. Et en même temps, qu’est-ce qu’on peut dire d’autre ? »
Et de poursuivre : « Ca, je vous dis franchement, moi qui suis de la génération Mitterrand, parce que tout le monde faisait la fête en 81, je me dis : “Putain, aujourd’hui, si je dois vraiment dire ce que je pense, je vais pas être du bon côté du trottoir.” Et quand je retweete des trucs, ça y est, je commence à me faire attaquer : fasciste, réactionnaire, etc. »
"Mais si être de droite, c’est penser ça, alors..."
Le chroniqueur de Tout beau tout n9uf a notamment révélé avoir essuyé de nombreuses critiques après avoir repartagé le récent coup de gueule d’Emmanuel Petit. L’ancien footballeur avait exprimé sa colère après les violences survenues en marge de la mobilisation du 17 octobre.
« Je vais vous dire un truc : vu là où on en est, je préfère être de ce côté-là que de l’autre. Parce qu’aujourd’hui, on doit respecter notre pays, les gens qui bossent, les flics, les médecins, les infirmières (…) Et en plus, je suis ni de droite ni de gauche. Mais si être de droite, c’est penser ça, alors oui, effectivement, je suis de ce côté-là. Et ça commence à me faire de la peine, franchement, vraiment », a poursuivi l’ancien animateur.
Il a conclu son intervention en évoquant les divisions au sein de la société : « Aujourd’hui, on ne peut plus rien dire. On voit bien, on est tous catalogués. C’est évident : Géraldine, Raymond, Gilles (…) En fait, c’est ça, la France, elle est montée les uns contre les autres et maintenant, on est ou d’un côté ou de l’autre… »
Des déclarations ont suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux...