Troisième enfant et deuxième fils de la reine Elizabeth II, le prince Andrew a longtemps représenté la monarchie britannique, lors de déplacements ou autres représentations officiels. Ancien militaire, il a été promu lieutenant de vaisseau, capitaine de frégate ou encore vice-amiral au cours de sa carrière. En 1986, à l’occasion de son mariage avec Sarah Ferguson, sa mère leur a octroyé le titre de duc et duchesse d’York.
Mais l’image du prince âgé de 66 ans s’est ternie ces dernières années, lorsqu’il a été révélé qu’il était lié à l’affaire Jeffrey Epstein, soupçonné d’être à la tête d’un trafic sexuel international de mineurs dans lequel de nombreuses personnalités seraient impliquées. Parmi ces dernières, le prince Andrew, qui a été photographié en compagnie du milliardaire américain, aujourd’hui décédé, et accusé d’agression sexuelle par Virginia Giuffre, l'une des victimes de ce vaste réseau pédocriminel. Des révélations qui ont fait scandale au Royaume-Uni.
Andrew Mountbatten-Windsor, persona non grata
S’il a toujours nié ces accusations, la réaction de la Couronne a été sans appel. En janvier 2022, le prince Andrew, qui s’était déjà retiré de ses engagements publics en 2019, s’est vu retirer ses titres militaires et ses parrainages royaux par la reine. En octobre 2025, il a été contraint de renoncer à son titre de duc. Le roi Charles III l’a également déchu de son titre de prince et privé de toutes ses distinctions honorifiques. Une décision radicale, visant à protéger l’institution d’une affaire devenue impossible à ignorer.

D’ailleurs, celui qu’il faut désormais appeler par son nom civil ne semble plus être le bienvenu auprès des siens. En effet, selon la presse britannique, Andrew Mountbatten-Windsor a été prié de quitter Royal Lodge, à Windsor, qu’il occupait depuis plus de vingt ans. C’est au début de l’année 2026 qu’il a été sommé de faire ses cartons pour le domaine de Sandringham, dans le Norfolk. Mais le père de Beatrice et Eugenie aurait catégoriquement refusé de quitter les lieux. "Il a refusé de partir ou d’assumer la moindre responsabilité", a ainsi affirmé une source citée par The Sun.
D’après le Daily Mail, le ton serait même monté au moment de son départ.
Lorsqu’on lui a demandé de partir, il s’est montré si arrogant et imbu de lui-même qu’il a crié à plusieurs reprises : "Mais je suis le deuxième fils de la Reine, vous ne pouvez pas me faire ça !".
A rapporté le tabloïd.
Toujours selon cette même source, Andrew Mountbatten-Windsor aurait minimisé la gravité de la situation. Finalement, début février, il a provisoirement posé ses valises à Wood Farm, sur le domaine de Sandringham, en attendant la fin des travaux de Marsh Farm, son futur lieu de résidence.
Rayé de la succession au trône ?
Malgré sa disgrâce et la perte de ses titres, Andrew Mountbatten-Windsor reste, à l’heure actuelle, huitième dans l’ordre de succession au trône, derrière le prince William et ses trois enfants, puis le prince Harry et ses deux enfants. Une place certes, largement théorique, mais qui embarrasse quelque peu le gouvernement.
Ainsi, à Londres, l’éventualité d’une modification législative pour l’écarter formellement de la succession est à l’étude. Cependant, le Premier ministre Keir Starmer préfère d’abord attendre les conclusions de l’enquête ouverte après son arrestation du 19 février 2026, pour suspicion de faute professionnelle dans l’exercice de ses fonctions publiques.
Affaire à suivre.